L’artiste guadeloupéenne Minia Biabiany a été désignée lauréate de la Moving Image Commission 2024, une commande dotée de 100 000 dollars attribuée par la Fondation Han Nefkens avec le MACBA de Barcelone, le MUAC de Mexico et le Bass Museum de Miami Beach. Elle finance une œuvre vidéo inédite, née de son travail sur la crise climatique en Caraïbe.
- Quoi — une commande de 100 000 dollars US destinée à la production d’une nouvelle œuvre en image en mouvement, et non un prix de carrière.
- Qui et quand — Minia Biabiany, née en 1988 en Guadeloupe, désignée le 11 avril 2024 par un jury présidé par le mécène néerlandais Han Nefkens.
- Pourquoi ça compte — l’œuvre produite est donnée aux trois musées partenaires et exposée dans chacun d’eux : elle entre durablement dans des collections publiques à Barcelone, Mexico et Miami Beach.
Un rayonnement à travers l’objectif de l’art #
Née en 1988, Minia Biabiany travaille la vidéo et l’installation pour interroger l’exploitation des corps et des territoires qui continue de façonner la vie dans la Caraïbe. Sa recherche part de la Guadeloupe et de ce que la crise écologique y produit concrètement, puis remonte vers les mécanismes plus larges — histoires coloniales, violence culturelle, langue — dont ces effets sont l’héritage. C’est cette articulation entre ancrage local et portée générale qui a retenu le jury.
Une reconnaissance bien méritée #
La Moving Image Commission est portée par la Fondation Han Nefkens, créée en 2009 à Barcelone par l’écrivain et mécène néerlandais Han Nefkens pour soutenir la production d’art vidéo en s’associant à des institutions dans le monde entier. Pour cette édition, la fondation s’est alliée à trois musées : le MACBA (Museu d’Art Contemporani de Barcelona), le MUAC de Mexico — le musée universitaire d’art contemporain de l’UNAM — et le Bass Museum de Miami Beach.
À lire Pourquoi le déménagement imminent d’Aldi dans l’Agglo d’Elbeuf fait-il autant parler ?
Le jury, présidé par Han Nefkens lui-même, a salué une approche poétique mêlant, selon ses termes, « la recherche sur les histoires coloniales, la crise écologique, la violence culturelle et la langue » au récit. Attention à ne pas confondre cette commande avec les autres programmes homonymes de la même fondation : la Moving Image Commission menée avec le Mori Art Museum, M+ et le Singapore Art Museum, ou encore la Eurasia Moving Image Commission, sont des dispositifs distincts, avec leurs propres partenaires et leurs propres lauréats.
Une œuvre en préparation #
La dotation ne récompense pas une œuvre existante : elle en finance une nouvelle. Le principe de la commande est que la vidéo produite grâce aux 100 000 dollars soit ensuite donnée à chacune des institutions partenaires et présentée dans chacune d’elles. À la date de cette mise à jour, l’œuvre était donc destinée aux salles du MACBA, du MUAC et du Bass Museum — un circuit d’exposition muséal, et non une biennale.
Nous n’avons pas retrouvé de source publiant, à ce jour, le titre définitif de l’œuvre, sa durée, ni un calendrier d’exposition confirmé. Pour ces informations, la fondation et les trois musées restent les seules sources à consulter.
Sources, vérifications et correctifs #
Cet article a été repris et corrigé le 1ᵉʳ septembre 2026. Les affirmations que nous n’avons pas pu établir ont été retirées plutôt que remplacées par des approximations.
À lire Bpi : Un déménagement semé d’embûches
| Affirmation d’origine | Statut après vérification |
|---|---|
| Lauréate 2024 de la Moving Image Commission, dotée de 100 000 dollars | Confirmé — ArtReview, 11 avril 2024. |
| Fondation Han Nefkens, avec le MACBA, le MUAC et The Bass | Confirmé, avec une précision : le MUAC est le musée de l’UNAM, ce ne sont pas deux institutions distinctes. |
| « Sélectionnée parmi trois finalistes de haut niveau » | Retiré — aucune source publique ne mentionne ce nombre de finalistes. |
| « Un panel de critiques d’art internationaux et de conservateurs de musées » | Retiré et remplacé par le seul élément sourcé : un jury présidé par Han Nefkens. |
| « L’œuvre sera exposée lors de la prochaine biennale organisée par les partenaires » | Retiré — inexact. L’œuvre est donnée aux trois musées partenaires et exposée dans chacun d’eux. Aucune biennale n’est organisée par ce dispositif. |
| Vidéo TikTok intégrée en fin d’article | Sortie du corps de l’article. Elle ne concerne pas l’artiste : c’est une publication de promotion d’une application d’investissement en Bourse, associée par erreur au mot « bourse ». Lien conservé ci-dessous par transparence : tiktok.com/@thomasmayol/video/7405978916827041057 |
- Minia Biabiany, artiste guadeloupéenne née en 1988, est bien la lauréate de la Moving Image Commission 2024.
- La dotation s’élève à 100 000 dollars US et sert à produire une nouvelle œuvre vidéo.
- Elle est attribuée par la Fondation Han Nefkens avec le MACBA, le MUAC et le Bass Museum.
- L’œuvre a vocation à être donnée aux trois musées et montrée dans chacun — pas dans une biennale.
- Ni le titre, ni les dates d’exposition ne sont établis par une source publique à ce jour.